Souris dans la maison : les faire sortir et les empêcher de revenir

La souris domestique n’a besoin que d’une ouverture de 6 mm pour entrer, à peu près l’épaisseur d’un crayon. Sur la Rive-Sud, elle arrive surtout entre septembre et novembre, quand les champs qui entourent Saint-Hubert, Sainte-Julie ou Varennes se vident après les récoltes et que les nuits refroidissent. Poser des pièges règle la saison ; boucher les entrées règle le problème.
Reconnaître une souris, et la distinguer de ses sosies
La souris domestique mesure de 65 à 95 mm sans la queue, qui est presque aussi longue que le corps. Son pelage est gris-brun, un peu plus pâle sous le ventre. Près des boisés et des champs, on rencontre aussi la souris sylvestre : le ventre blanc nettement tranché, de grands yeux et de grandes oreilles. Elle entre surtout dans les garages, les cabanons et les chalets.
Trois animaux sont souvent confondus avec elle :
- un jeune rat, dont la tête et les pattes sont trop grosses pour son corps (voyez la page sur les rats);
- une musaraigne, au museau pointu et aux yeux minuscules, qui mange des insectes plutôt que des céréales;
- un campagnol, trapu, à la queue courte, qui reste surtout dehors.
Signes d’une présence de souris
Du plus discret au plus évident :
- grattements la nuit dans un mur, un plafond ou derrière une plinthe;
- petites crottes noires de 3 à 6 mm le long des murs, dans les armoires ou le garage;
- emballages de céréales, de graines d’oiseaux ou de nourriture pour animaux grignotés;
- nid de matériaux déchiquetés : isolant, papier, tissu;
- odeur d’urine persistante dans une pièce fermée;
- traces grasses au bas des murs, toujours sur les mêmes trajets.
Dans un sous-sol fini, fréquent dans les bungalows de Saint-Hubert et de Brossard, les souris circulent derrière les panneaux de gypse. On les entend avant de les voir, et les crottes apparaissent d’abord dans la salle mécanique ou sous l’escalier.
Pourquoi il ne faut pas attendre le printemps
Une souris peut avoir sa première portée vers six semaines, après une gestation d’environ trois semaines, et une portée compte souvent cinq ou six petits. Deux souris entrées en octobre peuvent donc devenir une vraie colonie avant la fin de l’hiver.
Les risques sont concrets :
- la contamination des aliments par l’urine et les crottes, en particulier dans le garde-manger;
- les fils électriques rongés, dans les murs, les entretoits et les véhicules remisés au garage;
- l’isolant souillé et tassé, qui perd de son efficacité;
- la souris sylvestre, porteuse possible de l’hantavirus. Les cas sont rares au Québec, mais c’est la raison pour laquelle on ne balaie jamais des crottes à sec.
Le protocole de traitement
Un traitement efficace suit l’ordre inverse de ce qu’on ferait spontanément : on commence par l’extérieur.
- Inspection de l’enveloppe. Fondations, entrées d’eau, de gaz et de câbles, bas des portes de garage, joints entre le revêtement et la fondation, évents de sécheuse. On cherche les ouvertures de 6 mm et plus, et les traces de passage.
- Identification. Souris domestique ou sylvestre, souris ou jeune rat : la méthode et les précautions changent.
- Exclusion. Les ouvertures sont bouchées avec des matériaux que la souris ne peut pas ronger : treillis métallique, laine de cuivre ou d’acier combinée à un scellant, coupe-froid et bas de porte adaptés. La mousse expansive seule ne tient pas.
- Réduction de la population intérieure. Pièges mécaniques le long des trajets actifs et, si nécessaire, stations d’appâts verrouillées placées hors de portée des enfants et des animaux.
- Suivi. Une ou deux visites pour relever les pièges, vérifier que les entrées bouchées tiennent et repérer une entrée oubliée.
- Prévention. Les consignes qui empêchent le retour à l’automne suivant, plus bas sur cette page.
Ce que ça coûte sur la Rive-Sud
Les fourchettes publiées pour la grande région de Montréal situent une intervention résidentielle contre les souris entre 250 à 695 $, et un programme de deux ou trois visites entre 371 à 901 $. Ce qui fait bouger le prix : le nombre d’entrées à boucher, l’accès aux fondations, la présence d’un sous-sol fini et le nombre de visites. Le détail et les sources sont sur la page des fourchettes de prix.
Une soumission sérieuse précise si le colmatage est inclus. Un prix bas qui ne comprend que des pièges est souvent le plus cher à la fin, parce qu’il faut recommencer l’automne suivant.
Le certificat CD5 et les rodenticides
Un rodenticide est un pesticide. Au Québec, quiconque exécute ou offre d’exécuter des travaux de gestion parasitaire avec des pesticides doit détenir un certificat CD5 du ministère de l’Environnement, valide cinq ans. Avant qu’une station d’appâts soit installée chez vous, vous pouvez demander à voir ce certificat, et demander où chaque station est placée, avec quel produit.
Les stations doivent être verrouillées et étiquetées. Si vous avez un chien, un chat ou de jeunes enfants, dites-le avant l’intervention : c’est souvent la raison de privilégier les pièges mécaniques à l’intérieur.
Prévenir le retour des souris

- Calfeutrez avant la fin de septembre, avant que les champs se vident : fondations, entrées de services, bas de porte de garage.
- Éloignez le bois de chauffage de la maison et surélevez-le.
- Rangez les graines d’oiseaux et la nourriture pour animaux dans des contenants métalliques ou en plastique rigide, jamais dans leur sac.
- Retirez la mangeoire d’oiseaux si des graines tombent au pied de la fondation.
- Taillez la végétation collée contre la maison, qui cache les passages.
- Fermez les poubelles et le composteur : un couvercle qui tient compte plus qu’on pense.
Dans un immeuble ou un commerce, les souris passent d’un local à l’autre par les murs communs : voyez la section commerciale. Si des rongeurs rongent près du panneau électrique, lisez d’abord quoi faire en cas d’urgence.
Questions fréquentes
Une seule souris vue, est-ce déjà une infestation ?
Rarement une seule. Les souris sont surtout nocturnes : en voir une le jour, ou trouver des crottes à plusieurs endroits, indique généralement plusieurs individus. Une femelle peut avoir sa première portée vers six semaines, et une portée compte souvent cinq ou six petits.
Pourquoi les souris reviennent-elles chaque automne ?
Parce que les entrées n’ont pas été bouchées. Autour des villes entourées de champs, comme Sainte-Julie, Varennes ou le secteur Saint-Luc, les récoltes privent les souris d’abri au moment où les nuits refroidissent. Tant qu’une ouverture de 6 mm reste libre dans la fondation ou autour d’une entrée de service, la même maison est choisie l’année suivante.
Les pièges suffisent-ils, ou faut-il du poison ?
Des pièges mécaniques bien placés règlent souvent une petite présence. Les rodenticides servent surtout quand l’activité est importante ou difficile d’accès, et doivent être placés dans des stations verrouillées, hors de portée des enfants et des animaux. Sans colmatage des entrées, aucune des deux méthodes ne règle le problème durablement.
Les appareils à ultrasons font-ils fuir les souris ?
Les études disponibles ne montrent pas d’effet durable : les souris s’y habituent rapidement, et les ultrasons ne traversent ni les murs ni les meubles. Mieux vaut consacrer ce budget au colmatage des fondations et des entrées de services.
Comment nettoyer des crottes de souris sans risque ?
Ne balayez pas et ne passez pas l’aspirateur à sec : ça met les particules en suspension. Portez des gants, humectez les crottes et les nids avec une solution désinfectante, attendez quelques minutes, puis ramassez avec un essuie-tout et jetez le tout dans un sac fermé. Cette précaution vaut surtout pour la souris sylvestre, porteuse possible de l’hantavirus, rare au Québec.
Une odeur de mort vient du mur. Que faire ?
Une souris morte dans un mur se dessèche en général en une à trois semaines, et l’odeur disparaît avec elle. Si l’odeur est forte et localisée, ouvrir une petite section de gypse est parfois plus simple que d’attendre. C’est une des raisons de préférer les pièges aux appâts quand la souris circule dans les murs.
Un chat suffit-il à régler le problème ?
Un chat attrape des souris, mais il ne bouche aucune entrée et ne retrouve pas celles qui circulent dans les murs ou les sous-sols finis. Sa nourriture laissée à portée attire d’ailleurs souvent les souris. C’est un complément, pas une solution.
En logement, qui paie l’extermination des souris ?
Au Québec, le locateur doit maintenir le logement en bon état d’habitabilité, et le locataire doit l’aviser rapidement d’un problème. Dans la plupart des cas, c’est au propriétaire de faire traiter, surtout quand les souris entrent par la fondation ou les murs communs. En cas de désaccord, le Tribunal administratif du logement peut être saisi.
Ce ravageur en milieu commercial
- Gestion parasitaire pour immeubles à logements sur la Rive-Sud
- Gestion parasitaire pour garderies, CPE et écoles
- Gestion parasitaire pour épiceries et transformation alimentaire
- Gestion parasitaire pour hôtels et hébergement touristique
- Gestion parasitaire pour bureaux et commerces de détail
- Gestion parasitaire pour restaurants et bars sur la Rive-Sud
- Gestion parasitaire pour résidences privées pour aînés
- Gestion parasitaire pour entrepôts et bâtiments industriels
Où ce ravageur est le plus fréquent
Villes du territoire où ce ravageur exerce la pression la plus forte, d’après le bâti et l’environnement de chacune.
Pression élevée
Pression modérée
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