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Gestion Parasitaire Montérégie

Gestion parasitaire pour immeubles à logements sur la Rive-Sud

Façade d’un immeuble à logements, contexte locatif d’une infestation

Dans un immeuble à logements, un ravageur signalé par un locataire devient la responsabilité du propriétaire. Le Code civil du Québec l’oblige à maintenir chaque logement en bon état d’habitabilité. Et parce que les murs, les gaines et les corridors sont communs, le problème d’un logement devient vite celui de l’immeuble. Sur la Rive-Sud, c’est la réalité quotidienne des multiplex du Vieux-Longueuil et des immeubles de logements autour des stations du REM à Brossard.

Ce qui déclenche les plaintes

Trois ravageurs concentrent la grande majorité des signalements en immeuble locatif :

Punaises de lit. Elles arrivent avec les meubles, les bagages et les déménagements, puis circulent entre logements par les murs communs. Le 1er juillet est la période la plus à risque. Voyez la page sur les punaises de lit.

Coquerelles. La blatte germanique passe d’une cuisine à l’autre par les colonnes de plomberie. Un traitement limité à un logement ne tient pas : la page sur les coquerelles explique pourquoi.

Souris. Elles entrent par les fondations et les locaux techniques, puis se déplacent dans les murs. Le colmatage se fait à l’échelle du bâtiment.

Ce qu’un tribunal ou un inspecteur municipal regardera

En cas de litige, ce qui compte est la diligence : la rapidité de la réaction et la qualité des mesures prises. Un propriétaire qui peut montrer la date du signalement, la date de l’inspection, les avis remis aux locataires et les rapports de traitement est dans une position très différente de celui qui n’a rien d’écrit.

Le traitement coordonné

Un traitement efficace en immeuble suit une logique d’ensemble :

  1. Inspection du logement signalé et des logements adjacents, même sans plainte.
  2. Avis écrits aux locataires, avec la liste de préparation et les délais.
  3. Traitement des logements touchés le même jour ou selon un calendrier commun.
  4. Suivi dans tous les logements traités, jusqu’à la fin de l’activité.
  5. Colmatage des passages communs : tuyaux, gaines, prises, locaux à déchets.

Quoi exiger d’un fournisseur

  • des rapports par logement, pas un rapport global;
  • un calendrier écrit pour les visites de suivi;
  • la liste de préparation à remettre aux locataires, dans les deux langues au besoin;
  • le certificat CD5 des techniciens qui interviendront.

Programme préventif ou intervention ponctuelle

L’intervention ponctuelle répond à une plainte. Elle est inévitable, mais elle arrive toujours après que le problème s’est installé.

Le programme préventif ajoute des inspections régulières et, surtout, une inspection à chaque changement de locataire. C’est le moment où un logement vide peut être vérifié complètement, avant qu’un nouveau locataire y installe ses meubles. Pour un immeuble avec beaucoup de roulement, ce seul geste évite une bonne partie des infestations d’étage.

Les obligations générales des locataires et des propriétaires sont résumées dans les questions fréquentes, et les fourchettes observées sont sur la page des prix d’extermination.

Cadre réglementaire

Le Code civil du Québec, à l’article 1910, oblige le locateur à délivrer un logement en bon état d’habitabilité et à le maintenir ainsi pendant toute la durée du bail. Les désaccords entre locataires et propriétaires relèvent du Tribunal administratif du logement; des règlements municipaux sur la salubrité peuvent aussi s’appliquer.

Ce qu'un inspecteur veut voir

  • Registre des signalements des locataires, avec la date de réception
  • Avis écrits remis aux locataires avant chaque traitement (préparation, délais)
  • Rapports d’inspection par logement, incluant les logements adjacents
  • Rapports de suivi montrant la fin de l’activité

Ravageurs prioritaires dans ce type d'établissement

Questions fréquentes

Un locataire signale des punaises de lit. Que dois-je faire en premier ?

Faire inspecter rapidement le logement signalé et les logements adjacents : au-dessus, au-dessous et de chaque côté. Plus l’intervention tarde, plus le nombre de logements touchés augmente, et avec lui le coût. Gardez une trace écrite de la date du signalement et de vos démarches.

Un locataire refuse de préparer son logement. Que faire ?

La collaboration du locataire est essentielle au traitement, et il a l’obligation d’en permettre l’exécution. Remettez-lui la liste de préparation par écrit, avec un délai raisonnable. En cas de refus persistant, le Tribunal administratif du logement peut être saisi.

Faut-il traiter tout l’immeuble ?

Pas toujours, mais il faut presque toujours inspecter plus d’un logement. Les punaises de lit et les coquerelles passent par les murs communs et les gaines. L’inspection détermine quels logements traiter; traiter seulement celui qui s’est plaint échoue souvent.

Qui paie quand un locataire a apporté les punaises de lit ?

En pratique, le propriétaire doit maintenir le logement en bon état d’habitabilité et faire traiter. La question de la responsabilité d’un locataire en particulier est délicate à prouver et relève, en cas de litige, du Tribunal administratif du logement. C’est une information générale, pas un avis juridique.

Un contrat préventif vaut-il la peine pour un multiplex ?

Pour un immeuble avec un roulement de locataires, souvent oui. Des inspections régulières et une inspection systématique à chaque changement de locataire détectent les punaises de lit avant qu’elles gagnent les logements voisins, ce qui coûte beaucoup moins cher qu’un traitement d’étage.

Sources officielles

Les textes et les pages gouvernementales cités sur cette page. Vérifiez-y toujours la version à jour.

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