Gestion parasitaire pour garderies, CPE et écoles

Dans une garderie, un CPE ou une école, la question n’est pas seulement d’éliminer un ravageur : c’est de le faire avec des méthodes et des produits permis là où des enfants passent leurs journées. Le Code de gestion des pesticides du Québec y est clair : à l’intérieur comme à l’extérieur de ces établissements, seuls les biopesticides et les pesticides dont l’ingrédient actif figure à l’annexe II du Code peuvent être appliqués. Un fournisseur qui ne connaît pas cette règle n’est pas le bon.
Ce que ça change concrètement
La restriction écarte la plupart des produits utilisés ailleurs. En pratique, la gestion parasitaire dans ces milieux repose surtout sur :
- l’exclusion : colmatage des entrées, moustiquaires, bas de portes;
- le piégeage mécanique, dans des boîtes verrouillées ou des locaux fermés aux enfants;
- l’hygiène : collations, poubelles et bacs de compost;
- les produits permis, seulement quand c’est nécessaire, et hors de la présence des enfants.
Le ministère de l’Environnement publie la liste des noms commerciaux des pesticides autorisés dans les garderies et les établissements scolaires. Exigez que chaque produit utilisé y figure.
Les ravageurs qui comptent
Souris. Collations oubliées dans les casiers, cuisines, gymnases et locaux d’entreposage : les souris trouvent facilement de quoi manger dans une école. L’exclusion et le piégeage sont la réponse durable.
Guêpes. Un nid près d’une porte, d’un module de jeu ou d’une fenêtre de classe est une urgence. Voyez la page sur les guêpes et frelons.
Coquerelles. Dans les cuisines et les services alimentaires, la présence de coquerelles demande une intervention coordonnée avec des produits permis.
Ce qu’il faut exiger d’un fournisseur
- La liste des produits qu’il prévoit utiliser, avec leur ingrédient actif.
- Des interventions hors de la présence des enfants, avec un délai écrit avant la réouverture des locaux.
- Un plan des pièges et des stations, tous hors de portée des enfants.
- Le certificat CD5 des techniciens.
- Des rapports datés pour chaque intervention.
Le calendrier idéal
- Fin de l’été : inspection complète et colmatage avant la rentrée, et avant l’arrivée des souris.
- Mai et juin : repérage des jeunes nids de guêpes autour des cours et des modules de jeu.
- Congés scolaires : interventions intérieures, quand les locaux sont vides.
Programme préventif ou intervention ponctuelle
Parce que les produits sont limités, la prévention a encore plus de valeur ici qu’ailleurs. Un programme qui mise sur l’inspection, l’exclusion et le suivi évite la plupart des situations où un produit serait nécessaire. L’intervention ponctuelle reste utile pour un nid de guêpes ou une activité de souris inattendue.
Pour les établissements qui servent des repas, les exigences d’hygiène alimentaire s’ajoutent : voyez aussi la page sur les restaurants. Les fourchettes observées sont sur la page des coûts d’extermination.
Cadre réglementaire
Le Code de gestion des pesticides du Québec restreint fortement l’usage des pesticides à l’intérieur et à l’extérieur des centres de la petite enfance, des garderies, des services de garde en milieu familial et des établissements d’enseignement préscolaire, primaire et secondaire : seuls les biopesticides et les pesticides dont l’ingrédient actif figure à l’annexe II du Code y sont permis.
Ce qu'un inspecteur veut voir
- Liste des produits appliqués, avec leur ingrédient actif, pour vérifier qu’ils sont permis
- Rapports d’intervention datés, avec les zones traitées
- Consignes d’accès aux locaux après intervention
- Plan des pièges et des stations, hors de portée des enfants
Ravageurs prioritaires dans ce type d'établissement
Questions fréquentes
Un exterminateur peut-il utiliser n’importe quel produit dans une garderie ?
Non. Le Code de gestion des pesticides ne permet, à l’intérieur comme à l’extérieur d’une garderie ou d’une école, que les biopesticides et les pesticides dont l’ingrédient actif figure à l’annexe II du Code. Le ministère de l’Environnement publie la liste des noms commerciaux autorisés dans ces établissements.
Comment se débarrasser des souris sans poison dans une école ?
Par l’exclusion et le piégeage mécanique : colmatage des entrées, pièges placés dans des boîtes verrouillées ou dans des locaux inaccessibles aux enfants, et suppression des sources de nourriture comme les collations laissées dans les casiers. C’est d’ailleurs la méthode la plus durable.
Un nid de guêpes près du module de jeu, que faire ?
Fermer l’accès à la zone immédiatement et faire intervenir rapidement, en dehors des heures où les enfants sont dehors. Le produit utilisé doit être permis dans un établissement fréquenté par des enfants : faites-le confirmer avant l’intervention.
Faut-il aviser les parents ?
C’est une bonne pratique d’informer les parents d’une intervention et des mesures de sécurité prises, en particulier si un produit est appliqué. Les obligations précises varient selon le type d’établissement; vérifiez-les auprès de votre ministère de tutelle.
Quand planifier les interventions ?
Hors de la présence des enfants : soirs, fins de semaine, congés scolaires. Pour la prévention, la fin de l’été est idéale, avant la rentrée et avant l’arrivée des souris à l’automne.
Sources officielles
Les textes et les pages gouvernementales cités sur cette page. Vérifiez-y toujours la version à jour.
Mis à jour le