Aller au contenu principal
Gestion Parasitaire Montérégie

Coquerelles en logement : pourquoi un seul appartement ne suffit pas

Coquerelle adulte vue de dessus, macro

Presque toutes les coquerelles trouvées dans les logements de la Rive-Sud sont des blattes germaniques. Elles ne vivent pas dehors au Québec : elles dépendent entièrement de la chaleur, de l’eau et de la nourriture d’un bâtiment. Dans un immeuble de Longueuil ou de Brossard, elles passent d’une cuisine à l’autre par les gaines et les murs communs, et c’est ce qui fait échouer la plupart des traitements.

Reconnaître la blatte germanique

L’adulte mesure de 12 à 16 mm. Il est brun pâle, avec deux bandes foncées parallèles juste derrière la tête, de longues antennes et des pattes épineuses. Les nymphes, de 3 à 10 mm, sont plus foncées et n’ont pas d’ailes. La femelle transporte une capsule d’œufs brune et allongée jusqu’à l’éclosion.

À ne pas confondre avec :

  • la blatte orientale, plus grosse et noire, qui préfère les sous-sols humides et les drains;
  • une punaise de lit, plus petite, ovale et plate, sans longues antennes;
  • un grillon, reconnaissable à ses pattes arrière sauteuses.

Signes d’une infestation

  • coquerelles qui s’enfuient quand on allume la lumière de la cuisine la nuit;
  • petites crottes noires, comme du poivre moulu, dans les armoires et les tiroirs;
  • capsules d’œufs brunes près de l’évier, du lave-vaisselle ou du réfrigérateur;
  • mues et insectes morts sous les électroménagers;
  • odeur huileuse dans une infestation importante;
  • coquerelles visibles en plein jour : la population est déjà nombreuse et manque de cachettes.

Les points chauds sont toujours les mêmes : le moteur du réfrigérateur, le dessous du lave-vaisselle, l’armoire sous l’évier, le micro-ondes et la cuisinière.

Pourquoi agir sans attendre

Une capsule d’œufs de blatte germanique contient plusieurs dizaines d’œufs, et les nymphes deviennent adultes en quelques semaines dans une cuisine chauffée. Une population peut donc grossir très vite.

Les risques sont bien documentés : contamination des aliments et des surfaces, et allergènes dans les déjections et les mues, associés à l’asthme chez les enfants. Dans un commerce alimentaire, une présence confirmée peut aussi mener à des problèmes lors d’une inspection.

Le protocole de traitement

  1. Inspection du logement et des logements voisins. Dans un immeuble, l’inspection inclut au minimum les logements de chaque côté, au-dessus et au-dessous de celui qui se plaint.
  2. Évaluation. Ampleur de la population, points chauds, voies de passage entre logements.
  3. Préparation. Nettoyage des graisses et des miettes, vidage partiel des armoires de cuisine, nourriture rangée dans des contenants fermés.
  4. Traitement. Gels appâts placés dans les fissures et les points chauds, souvent combinés à un régulateur de croissance qui empêche les nymphes d’atteindre l’âge adulte. Les produits répulsifs sont évités, parce qu’ils dispersent la population au lieu de l’attirer vers les appâts.
  5. Colmatage. Passages autour des tuyaux, des gaines et des prises entre logements.
  6. Suivi. Deux ou trois visites espacées, avec des pièges collants pour mesurer la baisse d’activité.

Ce que ça coûte

Pour une infestation légère, un exterminateur généraliste québécois publie un coût moyen d’environ 250 $, et environ 350 $ pour un traitement standard par pulvérisation. Pour une infestation importante demandant plusieurs visites et souvent le traitement des logements voisins, la même source indique que le prix peut atteindre 1 500 $. Aucune fourchette plus locale n’est publiée pour la Rive-Sud. Les sources sont détaillées sur la page des tarifs.

Le certificat CD5 dans une cuisine

Les gels et les régulateurs de croissance sont des pesticides appliqués là où vous préparez vos repas. Au Québec, la personne qui les applique doit détenir un certificat CD5 du ministère de l’Environnement. Demandez à le voir, demandez où les gels sont placés, et faites préciser par écrit ce qu’il faut éviter de nettoyer dans les jours qui suivent : laver un gel appât le rend inutile.

Prévenir le retour des coquerelles

  • Ne laissez rien à manger la nuit : vaisselle sale, miettes, bol de l’animal, poubelle ouverte.
  • Réparez les fuites sous l’évier : l’eau compte autant que la nourriture.
  • Inspectez les boîtes et les électroménagers usagés avant de les entrer dans le logement.
  • Colmatez les passages autour des tuyaux et des prises, surtout sur les murs communs.
  • Avisez le propriétaire rapidement : dans un immeuble, attendre donne le temps aux coquerelles de s’installer chez les voisins.

Un restaurant, une garderie ou une résidence pour aînés demande un programme documenté : voyez la section commerciale. Pour les droits et obligations en logement, consultez aussi les questions fréquentes.

Questions fréquentes

Une coquerelle vue une fois, est-ce une infestation ?

Pas forcément, mais c’est à surveiller. Une coquerelle peut arriver dans une boîte d’épicerie ou un carton. Si vous en voyez d’autres, surtout de petites nymphes, ou si vous trouvez des crottes ou des capsules d’œufs, la population est déjà installée.

Les coquerelles viennent-elles des voisins ?

Souvent, dans un immeuble. Elles passent par les gaines, les tuyaux, les prises électriques et les murs communs. C’est pourquoi un traitement limité au logement qui se plaint échoue fréquemment : la population revient par les murs.

Les bombes insecticides sont-elles une bonne idée ?

Non. Elles tuent peu de coquerelles cachées, contaminent les surfaces de cuisine et poussent les survivantes vers les murs et les logements voisins. Elles rendent aussi les gels appâts moins efficaces, parce que les insectes évitent les zones traitées.

L’acide borique fait-il effet ?

Il peut avoir un effet partiel sur une petite population, à condition d’être appliqué en couche très fine, là où les coquerelles circulent, et loin des enfants et des animaux. Il ne règle pas une infestation établie dans un immeuble.

Les coquerelles sont-elles dangereuses pour la santé ?

Elles contaminent les aliments et les surfaces, et leurs déjections et mues contiennent des allergènes associés à l’asthme, en particulier chez les enfants. C’est la raison principale de ne pas laisser une infestation s’installer.

Combien de temps faut-il pour s’en débarrasser ?

Il faut généralement plusieurs semaines et deux ou trois visites, parce que les œufs protégés dans leurs capsules éclosent après le premier traitement. Une baisse nette de l’activité se voit souvent dès les premières semaines.

Pourquoi reviennent-elles après un traitement ?

Trois causes reviennent presque toujours : les logements voisins n’ont pas été traités, la nourriture et les miettes restent accessibles, ou le suivi n’a pas été fait. Une soumission sérieuse aborde les trois.

Qui paie l’extermination dans un immeuble à logements ?

Au Québec, le locateur doit maintenir les logements en bon état d’habitabilité, et un problème qui touche plusieurs logements relève en pratique du propriétaire de l’immeuble. Le locataire doit l’aviser rapidement et collaborer à la préparation. En cas de désaccord, le Tribunal administratif du logement peut être saisi.

Ce ravageur en milieu commercial

Où ce ravageur est le plus fréquent

Villes du territoire où ce ravageur exerce la pression la plus forte, d’après le bâti et l’environnement de chacune.

Pression élevée

La suite

Ravageurs associés

Sources officielles

Les textes et les pages gouvernementales cités sur cette page. Vérifiez-y toujours la version à jour.

Mis à jour le