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Gestion Parasitaire Montérégie

Marmotte sous le cabanon ou près des fondations : quoi faire

Marmotte commune perchée dans un arbre, un comportement rare chez cette espèce qui vit surtout au sol
Photo : David Ratledge, CC BY 4.0

Un trou d’une vingtaine de centimètres avec un monticule de terre au pied du cabanon, et un potager mangé au ras du sol : c’est une marmotte. Elle vit au sol, sort le jour et creuse des terriers à plusieurs entrées. Le vrai risque n’est pas le potager, mais un terrier creusé sous une dalle ou le long d’une fondation.

Reconnaître la marmotte

La marmotte commune mesure de 45 à 66 cm. C’est le plus gros écureuil du Québec, mais contrairement à ses cousins, elle vit presque uniquement au sol et grimpe très rarement aux arbres. Brun grisâtre, trapue, la queue courte : on la voit souvent assise, immobile, près de l’entrée de son terrier. Un trou sans monticule, sous une galerie, avec une odeur musquée, fait plutôt penser à une mouffette.

Signes de présence

  • une entrée de 20 à 30 cm avec un monticule de terre fraîche;
  • d’autres entrées à quelques mètres : un terrier compte de 2 à 5 entrées reliées par des tunnels;
  • des légumes et des fleurs mangés au ras du sol;
  • de l’écorce rongée à la base des arbres fruitiers ou ornementaux.

Pourquoi agir

La marmotte reste en général à moins de 15 à 90 m de son terrier quand la nourriture est abondante : une fois installée près d’un potager, elle ne part pas d’elle-même. Ses galeries peuvent miner le sol sous un cabanon, une galerie, une dalle de patio ou le long d’une fondation. Plus le terrier est ancien, plus le réseau est étendu.

Le calendrier

  • Février ou mars : sortie d’hibernation, affamée.
  • Printemps : une portée de 4 à 5 petits.
  • Été : les petits quittent le terrier vers trois mois.
  • Automne : la marmotte engraisse, puis hiberne.

La meilleure fenêtre pour fermer un terrier est la fin de l’été, quand les jeunes sont partis, ou tôt au printemps, avant la mise bas.

Ce que la loi permet

La marmotte n’est pas visée par l’interdiction de déplacer liée à la rage. La Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune s’applique toutefois : on capture un animal qui cause des dommages seulement s’il est impossible de l’effaroucher ou de l’empêcher de causer des dégâts. Le gouvernement du Québec déconseille la relocalisation, parce qu’une autre marmotte occupe vite un terrier laissé ouvert.

L’intervention, étape par étape

  1. Repérer toutes les entrées, y compris celles cachées sous le cabanon ou les arbustes.
  2. Vérifier l’activité : papier froissé ou terre meuble dans chaque entrée, contrôlés après 48 heures.
  3. Éloigner l’animal : dérangement répété, odeurs fortes près des entrées, suppression de l’accès au potager.
  4. Capture, si l’éloignement échoue, hors de la période où des petits sont dans le terrier.
  5. Fermeture du terrier vide et remblayage près des structures.
  6. Grillage enfoui autour du cabanon, de la galerie ou du potager.

Ce que ça coûte

Aucune fourchette régionale n’est publiée pour les marmottes : le prix dépend du nombre de terriers, de leur position près des fondations et de la longueur de grillage à poser. Voyez les fourchettes publiées pour les autres animaux sur la page des tarifs.

Prévenir le retour

Le gouvernement du Québec recommande une clôture électrique d’environ 1 m, ou un grillage dont la partie enfouie descend d’au moins 25 à 30 cm, idéalement de 45 à 60 cm. Autour d’un cabanon, un grillage posé en « L », enfoui puis replié vers l’extérieur, empêche la marmotte de creuser dessous.

Les terrains qui bordent un champ, un boisé ou une friche sont les plus exposés, dans toutes les zones desservies. C’est le cas des quartiers de Saint-Bruno-de-Montarville adossés au mont et au parc national. Le même grillage éloigne aussi le raton laveur du dessous des structures.

Questions fréquentes

Une marmotte peut-elle abîmer mes fondations ?

Ses galeries peuvent miner le sol sous une dalle, un cabanon, une galerie ou le long d’une fondation. Le gouvernement du Québec mentionne ce risque. Un terrier collé à la fondation doit être pris au sérieux : la terre retirée crée des vides et favorise l’infiltration d’eau.

Quand la marmotte a-t-elle des petits ?

Une fois par année, au printemps, après la sortie d’hibernation. La femelle a de 4 à 5 petits, qui quittent le terrier vers l’âge de trois mois. Fermer un terrier au printemps ou au début de l’été risque d’y enfermer une portée.

Est-ce que je peux boucher le terrier ?

Seulement quand il est vide. Une marmotte a de 2 à 5 entrées : boucher la seule que vous voyez ne sert à rien, et enfermer un animal ou des petits est cruel et inefficace. Vérifiez d’abord l’activité, en déposant du papier froissé dans chaque entrée et en regardant s’il est déplacé après 48 heures.

Peut-on déplacer une marmotte capturée ?

La marmotte ne fait pas partie des espèces visées par l’interdiction de déplacer liée à la rage. Le gouvernement du Québec déconseille toutefois la relocalisation. La loi demande d’abord d’essayer d’éloigner l’animal ou de l’empêcher de causer des dégâts; la capture vient seulement si c’est impossible.

Quelle clôture protège le potager d’une marmotte ?

Une clôture électrique d’environ 1 m, ou un grillage dont la partie enfouie descend d’au moins 25 à 30 cm, idéalement de 45 à 60 cm, selon le gouvernement du Québec. La marmotte grimpe mal mais creuse bien : c’est la partie enfouie qui compte.

La marmotte hiberne-t-elle ?

Oui. Elle hiberne tout l’hiver dans son terrier et en sort affamée en février ou en mars, après avoir perdu environ 30 % de sa masse. Le début du printemps est donc la période où elle mange le plus de jeunes pousses.

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Sources officielles

Les textes et les pages gouvernementales cités sur cette page. Vérifiez-y toujours la version à jour.

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