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Gestion Parasitaire Montérégie

Exterminateur de souris à Saint-Hyacinthe

À Saint-Hyacinthe, les souris ont un calendrier dicté par les champs. La ville est entourée de terres en culture, de Sainte-Rosalie à Saint-Thomas-d’Aquin : quand le maïs et le soya sont récoltés et que les terres sont labourées, les souris des champs perdent leur abri en quelques jours et se rabattent sur les bâtiments les plus proches. Au centre, autour de la rue Dessaulles et de l’avenue Pratte, les immeubles de brique collés les uns aux autres les gardent ensuite tout l’hiver.

Le calendrier des champs

Saint-Hyacinthe se présente comme la Technopole agroalimentaire du Canada, et ce n’est pas qu’un titre : la ville est entourée de terres en culture. En été, les champs de maïs et de soya offrent aux souris tout ce dont elles ont besoin, de l’abri et des graines à volonté. Puis vient la récolte. En quelques jours, souvent en octobre, les champs sont coupés, puis labourés, et cette population perd son milieu.

Les souris se déplacent alors vers ce qui reste d’abri : haies, bâtiments de ferme, et maisons. Ce mécanisme n’est pas mesuré quartier par quartier à Saint-Hyacinthe, mais il explique le moment très régulier des arrivées dans les maisons qui bordent la zone agricole.

Qui est touché en premier

Les maisons de rang. À Sainte-Rosalie et à Saint-Thomas-d’Aquin, fusionnés à la ville en 2001, plusieurs maisons sont isolées entre les terres. Elles sont souvent la première structure chaude que rencontre une souris qui quitte un champ. Le garage attenant, la remise et le sous-sol sont les points d’entrée habituels.

Les quartiers en bordure. Les rues de Douville et de La Providence, annexés en 1976, ont des bungalows d’après-guerre dont les fondations ont eu le temps de se fissurer. Là où une rue touche un champ ou une friche, les arrivées d’automne sont plus nombreuses.

Le centre-ville, plus tard. Autour de la rue Dessaulles, de l’avenue Pratte et de la rue Saint-Pierre Ouest, le problème est différent. Les souris ne viennent pas toujours des champs : elles sont déjà dans le quartier, près de la rivière Yamaska et des vieux bâtiments. Ce qui les garde, ce sont les immeubles de brique de deux ou trois logements, collés les uns aux autres, avec des murs mitoyens et des entrées de services anciennes.

Le règlement municipal, un levier pour les locataires

L’article 5.1 du Règlement no 290 de la Ville de Saint-Hyacinthe oblige à éliminer toute condition qui attire les rongeurs et, quand un bâtiment est infesté, à prendre les mesures nécessaires dans le délai fixé par l’inspecteur. Pour un locataire du centre-ville, c’est la base d’une demande écrite au propriétaire. Pour un propriétaire d’immeuble, c’est une raison de traiter tout le bâtiment d’un coup plutôt qu’un logement à la fois.

Colmater avant de piéger

L’ordre qui fonctionne est le même partout, mais le moment compte ici :

  • en septembre, avant la récolte, faire le tour de la fondation, des entrées de services, du bas des portes de garage et des évents de sécheuse;
  • boucher les ouvertures avec de la laine d’acier ou du grillage fin et un scellant, car une souris passe par un trou de la taille d’un crayon;
  • piéger à l’intérieur une fois les entrées fermées, le long des murs, là où se trouvent les excréments;
  • revenir après deux ou trois semaines pour vérifier qu’aucune nouvelle entrée n’est active.

Pour le nettoyage, humectez les excréments avec une solution désinfectante avant de les ramasser, sans balayer ni passer l’aspirateur à sec.

Pour aller plus loin

La page souris explique les signes et les méthodes en détail, et la page de Saint-Hyacinthe présente les autres ravageurs de la ville. Pour une intervention, la demande de soumission pour Saint-Hyacinthe s’ouvre avec la ville déjà sélectionnée; précisez si votre maison borde un champ ou si vous habitez un immeuble de plusieurs logements. Les fourchettes de prix sont sur la page des tarifs.

Le bâti de ce secteur

Maisons de rang isolées entre les champs dans les secteurs agricoles fusionnés en 2001, bungalows d’après-guerre à Douville et à La Providence, et immeubles de logements en brique de deux ou trois étages au centre-ville.

Référence publique

Ville de Saint-Hyacinthe, Règlement no 290 relatif à l’occupation et à l’entretien des bâtiments, art. 5.1 : toute condition de nature à provoquer la présence de rongeurs doit être éliminée, et un bâtiment infesté doit être traité dans le délai fixé par le fonctionnaire désigné.

Questions fréquentes

Pourquoi ai-je des souris chaque automne, à la même période ?

À Saint-Hyacinthe, le moment le plus courant suit la récolte du maïs et du soya, en octobre et en novembre. Les champs deviennent nus d’un coup, et les souris cherchent un abri dans le premier bâtiment venu. Si votre maison borde une terre, c’est un rendez-vous annuel : le colmatage doit être fait avant, en septembre.

J’habite un logement au centre-ville. Le traitement est-il à ma charge ?

En général, non. Le Règlement 290 de la Ville oblige le propriétaire à éliminer ce qui attire les rongeurs et à traiter un bâtiment infesté. Avisez-le par écrit, avec des photos des excréments ou des dégâts. S’il n’agit pas, la Ville peut intervenir et fixer un délai.

Mon voisin a des souris. Est-ce que ça me concerne ?

Dans un immeuble de brique mitoyen, oui. Les souris passent d’un logement à l’autre par les murs, les planchers et les entrées de services communes. Un piégeage fait dans un seul logement déplace le problème; c’est l’immeuble qui doit être inspecté.

Les pièges suffisent-ils dans une maison de rang ?

Rarement à eux seuls. Une maison entourée de champs reçoit de nouvelles souris chaque automne. Les pièges règlent celles qui sont entrées; le colmatage de la fondation, des entrées de services et du bas des portes de garage empêche les suivantes.

Les excréments de souris sont-ils dangereux à nettoyer ?

Ils peuvent l’être. Ne balayez pas et n’aspirez pas à sec : humectez d’abord les excréments avec une solution désinfectante, portez des gants, puis ramassez avec un essuie-tout. C’est la consigne de santé publique pour limiter le risque d’hantavirus.

Autres ravageurs traités dans ce secteur

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