Exterminateur de fourmis charpentières à Boucherville
Dans le Vieux-Boucherville, quartier d’origine de la ville, plusieurs maisons sont classées au patrimoine. Leurs charpentes de bois anciennes, leurs fondations qui laissent passer l’humidité et les grands arbres qui les entourent, près du fleuve Saint-Laurent, créent exactement les conditions que recherchent les fourmis charpentières. Le défi est double : trouver le nid, et traiter sans abîmer un bâtiment qui ne se remplace pas.
Des charpentes qui ont une histoire
Les maisons ancestrales du Vieux-Boucherville ont traversé plus d’un siècle de gel, de dégel et d’humidité venue du fleuve. Leur bois a eu le temps de s’imprégner et de se ramollir par endroits : seuils, sablières, bas des murs, galeries. C’est ce bois-là, et non le bois sain, que les fourmis charpentières creusent pour y installer leur nid.
Le cadre ajoute ses propres facteurs. Les grands arbres qui font le charme du quartier gardent l’ombre et l’humidité, et leurs branches touchent parfois les toits. Le long du boulevard Marie-Victorin, la proximité de l’eau entretient un air plus humide.
Trouver le nid sans tout ouvrir
Dans un bâtiment patrimonial, l’inspection prend plus d’importance qu’ailleurs, parce que chaque ouverture a un coût. Les indices qui guident la recherche :
- les petits tas de sciure mêlée de débris d’insectes sous un seuil, une poutre apparente ou une fenêtre;
- les fourmis ailées qui sortent d’un mur au printemps, signe d’une colonie installée depuis plusieurs années;
- le bruissement perceptible dans un mur, la nuit;
- les zones humides : bas de murs, pourtour des fenêtres, jonction avec la galerie.
Un traitement adapté au patrimoine
La méthode générale est sur la page des fourmis charpentières. Pour une maison ancienne, la soumission devrait préciser :
- L’emplacement exact des injections et la taille des trous, pour éviter d’endommager des éléments d’origine.
- Les vérifications préalables : un bâtiment classé ou situé dans un site patrimonial peut exiger une autorisation avant certains travaux.
- La correction de l’humidité : drainage, gouttières, solins, ventilation de l’entretoit.
- Le suivi au printemps suivant, quand un nid oublié se révèle par ses fourmis ailées.
Et dans les quartiers plus récents
Le long du boulevard De Montarville, du boulevard de Mortagne et du boulevard du Fort-Saint-Louis, les maisons sont plus récentes et le risque se concentre sur le bois extérieur : galeries en contact avec le sol, clôtures, cabanons. Le principe reste le même : pas de bois humide, pas de colonie.
Le profil complet de la ville est sur la page Boucherville. Autour du parc industriel Lavoisier et du parc Edison, ce sont plutôt les rats qui posent problème. Les fourchettes de prix sont sur la page des fourchettes de prix, et la demande de soumission pour Boucherville s’ouvre avec la ville déjà sélectionnée : mentionnez s’il s’agit d’un bâtiment patrimonial.
Le bâti de ce secteur
Maisons ancestrales et bâtiments patrimoniaux du Vieux-Boucherville, près du fleuve; quartiers résidentiels plus récents le long des boulevards De Montarville, de Mortagne et du Fort-Saint-Louis.
Référence publique
Loi sur le patrimoine culturel du Québec : un bâtiment classé ou situé dans un site patrimonial peut exiger une autorisation avant certains travaux. Le certificat CD5 du MELCCFP est exigé de quiconque applique ou offre d’appliquer un pesticide en gestion parasitaire.
Questions fréquentes
Ma maison est patrimoniale. Peut-on percer pour injecter un traitement ?
Des injections ciblées par de petits trous sont possibles dans la plupart des cas, mais un bâtiment classé ou situé dans un site patrimonial peut exiger une autorisation avant certains travaux. Vérifiez auprès de la Ville avant d’accepter une méthode qui touche aux éléments d’origine.
Pourquoi les vieilles maisons ont-elles plus de fourmis charpentières ?
Le bois ancien a eu des décennies pour absorber l’humidité, les fondations plus anciennes sont souvent moins étanches que le béton moderne, et les grands arbres gardent l’ombre et l’humidité autour de la maison. Les fourmis ne mangent pas le bois : elles creusent celui qui est déjà ramolli.
Les maisons récentes des boulevards De Montarville ou de Mortagne sont-elles à l’abri ?
Pas complètement, mais elles sont moins exposées. Le risque y vient surtout du bois extérieur en contact avec le sol, des galeries et des gouttières mal entretenues, plutôt que de la structure elle-même.
Faut-il remplacer le bois abîmé ?
Seulement ce qui a perdu sa résistance. Un professionnel du bâtiment patrimonial peut évaluer ce qui se consolide et ce qui se remplace. Le traitement des fourmis vient d’abord, sinon la colonie s’installe dans le bois neuf.
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